Les Aix d'Angillon

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Les Aix d'hier à aujourd'hui

L'origine


Les formes successives du nom fournissent quelques lumières sur les origines des Aix. Nous trouvons d'abord les formes adjectives hajensis ou aiensis en 1012. Puis celles de aias en 1031 et 1195, deies vers 1100, hajense et ayacense castrum, ajacensis ecclesia en en 1120 et 1197, castrum des aiis en 1301, de aiis Gillonis dans les actes du XVème siècle, puis les formes françaises des ays d'Angelon en 1439 et 1448 et enfin des Aix d'Angillon au XVIIème siècle et depuis.
On retrouve dans ces formes diverses, les traces du mot primitif haia ou haie, nom donné par les Francs à leurs forteresses, et, dès lors, on peut placer la fondation des Aix au moment des invasions barbares.
Le fait que les Aix ne furent d'abord qu'une paroisse, mais demeurèrent jusqu'au XVIIème siècle de la paroisse de Valentigny, concourt aussi à prouver que leur fondation fut postérieure à l'établissement des paroisses chrétiennes.
Mais, d'autre part, il nous semble impossible de faire descendre leur établissement aux invasions normandes, car, dès le commencement du XIème siècle, le mot haia avait perdu là son caractère de nom commun pour prendre celui de nom propre de localité, ce qui doit supposer plusieurs siècles.
La seconde partie du nom vient d'une corruption fréquente de prononciation. Les Aix accrus à la fin du XIème siècle et ornés de leur belle église par Gillon de Seuly ou Sully, prirent le titre de haie dominici Gilonis, et , en français, les aies dom, puis dam-Gillon, et, par une malencontreuse modification d'orthographe, les Aix d'Angillon.

Source : "Buhot de Kersers , Statistique Monumentale du Département du Cher, tome 1"

 

 

 

 

1301, Les Aix d'Angillon devient une ville libre

Henry de Sully, Seigneur de Sully, La Chapelle et Les Aix d'Angillon, donne la franchise aux habitants de sa Châtellenie des Aix d'Angillon suivant la Coutume de Lorris.

Cette charte instituait six prud'hommes élus pour administrer la Ville qui recevait en même temps ses armoiries, celles des Sires de Sully : d’azur semé de molettes d'or, au Lion du même brochant.
Suite à la franchise, la Ville s'entoure d'une enceinte avec cinq portes : celle du Pilier aux Sorciers, celle du Chemin de la Messe, les portes Bouchard et d'Henrichemont et une poterne rue de la Noue. Cette enceinte devait lui assurer une certaine sécurité.

 

 

 

 

1427, Reconstruction du donjon


Le château des Aix d'Angillon entouré de larges fossés et ceint de murailles comportait deux portes, l'une sur la campagne, l'autre plus importante vers la Ville qui subsiste encore, appelée Le Donjon. Elle fut reconstruite en 1427 par Charles de Neuf Moulins, Sieur de Bacouet et Gouverneur pour le Duc de Nevers. Elle était couronnée de mâchicoulis vers l'extérieur, 2 ouvertures l'une plus large pour les voitures, l'autre étroite pour les piétons, on y accédait par un pont-levis. Investissement lourd mais nécessaire en cette période dramatique de la guerre de Cent Ans.
Le roi Charles VII est à Bourges mais les Anglais sont à Cosne sur Loire. La Victoire arrivera avec Jeanne d'Arc qui libère Orléans en 1429.

 

 

 

 

Les Aix en 1591



Dernier siège du Château et de la Ville des Aix. Après l'assassinat du Roi Henri III, son héritier Henri IV doit lutter contre les ligueurs qui refusent un Roi Protestant. En Berry, le Maréchal de la Châtre, gouverneur de la Province, est partisan de la ligue et s'empare de toutes les villes ralliées au Roi Henri IV. C'est ainsi qu'il prend le Château et la Ville des Aix en 1591 et à la suite fait démanteler ses remparts. Une toiture en tuiles remplacera les mâchicoulis du Donjon. La paix reviendra dans le Royaume avec l'abjuration du Roi Henri IV en 1593 reçue par l'Archevêque de Bourges en la Basilique de St Denis.

 

 

 

 

1636, Le voeu de ville



Dans l'église Paroissiale des Aix d'Angillon, une très belle statue de Notre Dame de Pitié et la Pierre du Vœu de Ville. Lors de l'épidémie de peste de 1636, les Angillonnais firent un Voeu à la Vierge : ils s'engagèrent à faire célébrer une messe tous les ans le Dimanche après l'Ascension suivie d'une procession où l'image de la Vierge et les reliques de St Ythier seront portées. La Ville fut protégée et la procession interrompue à la Révolution revêt toujours chaque année une grande solennité.

Texte issu du voeu de ville de la pierre

 

 

 

 

1789, La révolution

Le 20 Février 1789, Bordinat, le Syndic de la paroisse des Aix d'Angillon, reçoit lacopie de la lettre du Roy à Versailles l'informant de la convocation des Etats Généraux en Mai 1789 et la tenue dans chaque paroisse des assemblées primaires le ler Mars 89 afin de rédiger les cahiers de doléances et désigner leurs députés. Au cours de cette assemblée, aux Aix, sont élus Nicolas Devarenne et Pierre Naudin, Procureur fiscal de la Châtellenie des Aix. Ces deux Angillonnais, les jours suivants, iront à Bourges pour élire les 6 députés du Tiers Etat qui siègeront aux Etats Généraux à Versailles le 5 Mai 1789. La Révolution est en marche.

 

 

 

 

1816, Construction de la Place Nationale

Période difficile pour la France : l'Année précédente, le 18 Juin 1815, Napoléon a été vaincu à Waterloo et l'Armée Française s'est retirée au Sud de la Loire dans notre région. De plus, les deux derniers hivers très rigoureux ont entraîné de mauvaises récoltes et un renchérissement de la vie et du chômage. Pour donner du travail aux journaliers, le maire Pierre Naudin et son conseil municipal, décident de combler les fossés au Nord du Château pour faire une place plantée d'arbres où se tiendrait le marché du mardi. Elle s'appellera Place Royale, puis Impériale. Actuellement, c'est la Place Nationale.

 

 

 

 

4 septembre 1944, Libération des Aix


Dans la tourmente de la seconde guerre mondiale, la cité des Aix a particulièrement souffert du terrible bombardement du 16 Juin 1940 qui fit nombre de morts et de blessés et détruit bien des maisons. Occupation particulièrement rigoureuse pendant 4 ans. Mais nombre de jeunes angillonnais gagnent le maquis et le 4 Septembre 1944, les F.F.I. sous le commandement du Colonel Colomb (Arnaud de Vogué) et les parachutistes du Capitaine Leralde investissent la ville des Aix d'Angillon et chassent les allemands qui subissent de lourdes pertes, journée inoubliable pour les Angillonnais à jamais reconnaissants à leurs libérateurs.

 

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